Mondoculture, le blog des découvertes

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Le top 10 des excuses les plus farfelues face aux accusations de dopage

 

L'annonce du septuple (ex ?) vainqueur Lance Armstrong, informant qu'il arrêtait la lutte judiciaire a résonné comme un coup de tonnerre dans le landerneau du cyclisme, et du sport en général. C'est l'occasion pour nous de découvrir quels ont été les sportifs les plus "inventifs", ou en tout cas originaux, dans leurs excuses face aux accusations de dopage.

 

 

  1. Dennis Mitchell

Le sprinteur américain Dennis Mitchell, médaillé d'argent sur le relai 4 X 100 aux JO d'Atlanta, fut contrôlé positif avec un taux trop élevé de testostérone. Ce qu'il mit sur le compte de son altruisme et son amour pour sa femme, il confia en effet avoir bu la veille du contrôle cinq bouteilles de bières et avoir fait l'amour à sa femme au moins quatre fois. Le lover justifia alors que « c'était son anniversaire, elle méritait bien de telles faveurs », justification qui a convaincu la fédération américaine d'athlétisme, mais pas la fédération internationale qui l'a suspendu pour deux ans.

 

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 Dennis Mitchell en 1996

 

 

  1. Gilberto Simoni

De l'imagination, les sportifs pris pour dopage n'en manquent pas, et parfois...ça marche! Ce fut le cas du cycliste italien Gilberto Simoni, pour qui on a décelé des traces de cocaïne dans son sang lors d'un contrôle antidopage sur le Giro, le tour d'Italie, en 2002. Suite à cette affaire, il est exclu du Giro qu'il dominait jusqu'alors et est suspendu par son équipe: la Saeco. Il explique alors qu'il avait mangé des bonbons à la coca ramenés du Pérou par sa tante...argument retenu par la Fédération italienne de cyclisme qui estime qu'il n'a pas absorbé de cocaïne en connaissance de cause, et qu'il n'a donc pas franchi la ligne blanche.

 

  1. Petr Korda

Le tennisman tchèque Petr Korda fut un des premiers joueurs de premier plan à être suspendu pour dopage. Il s'est en effet pris les pieds dans le filet, en étant contrôlé positif à la nandrolone, un anabolisant, lors du tournoi de Wimbledon à Londres, en 1998.

Afin de justifier la présence de nandrolone dans son organisme, le Tchèque a expliqué que c'était dû à sa consommation excessive de veau élevé aux hormones...une enquête de l'ATP, l'Association des Tennismen Professionnels, a démontré par la suite que pour atteindre un tel taux de nandrolone, il aurait dû consommer l'équivalent de 40 vaches par jour pendant 20 ans.

Un sacré revers pour ce champion qui fut n°2 mondial!

 

Petr Korda, un piètre menteur!

 

  1. Floyd Landis

Si on vous dit: « coureur cycliste américain ayant remporté le Tour» et « dopage », pas sûr que vous pensiez à Floyd Landis en premier. Et pourtant, celui-ci a été -temporairement- vainqueur du Tour de France 2006, le premier Tour post-Armstrong, titre qui lui a été retiré a posteriori, pour avoir été contrôlé positif à la testostérone. Pour se défendre, il a expliqué un temps qu'il était presque alcoolique et que la présence anormale de testostérone était dû au fait qu'il aurait bu un soir trop de bières ce qui peut «accroître le ratio de testotérone et d'épitestostérone».

 

  1. Ryohei Yamanaka

Le look du rugbyman français Sébastien Chabal, fait des émules dans le monde entier. A tel point que le demi d'ouverture japonais Ryohei Yamanaka aurait eu l'envie de se faire pousser les bacchantes, et pour ce faire, il utilisait une crème. Il fut ainsi surpris d'apprendre qu'il était suspendu 2 ans par la Fédération Japonaise de rugby suite à un contrôle positif à un stéroïde anabolisant, qui selon lui, se trouvait dans ladite crème. Une envie de virilité qui le prive de rugby jusqu'au 27 avril 2013 et qui lui a valu de manquer la dernière coupe du monde de rugby en Nouvelle-Zélande.

 

                              L'excuse de la star du rugby japonais a été jugée nippone ni mauvaise

 

  1. Frank Vandenbroucke

L'ancien enfant terrible du cyclisme belge, Frank Vandenbroucke, fut un très bon client du tristement célèbre Bernard Sainz, alias Dr Mabuse, c'est dire si celui qu'on appelle VDB a été aux prises avec le monde du dopage. Lors d'une perquisition chez lui en 2002, les policiers trouvent de nombreux produits dopants, dont de l'EPO. Pour sa défense, VDB rétorquera qu'il s'agissait de produits pour son chien asthmatique... Il fut suspendu et ne remontera pas la pente, entre dépressions, tentatives de suicide, implications dans une affaire de trafic de cocaïne, et dans des accidents de la route (3 en quinze jours)...il est mort d'une embolie pulmonaire dans une chambre d'hôtel au Sénégal en octobre 2009, après avoir mené une vie...de chien.

 

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Vandenbroucke avec le maillot de l'équipe COFIDIS

 

  1. Marco Boriello

Les footballeurs n'échappent malheureusement pas au fléau du dopage. Le joueur italien Marco Boriello évoluant à l'époque à l'AS Roma, s'est fait prendre suite à un contrôle anti-dopage en marge de la rencontre Milan-AS Roma le 11 novembre 2006. Les analyses effectuées ont révélé la présence de prednisone et de prednisolone (son principe actif), substance à base de cortisone.

Pour sa défense, l'italien a indiqué que sa femme utilisait une crème pour se débarrasser d'une infection vaginale, et qu'il aurait été contaminé lors d'un rapport sexuel... Un rapport qui l'a mis hors-jeu pendant 3 mois en 2007.

 

  1. LaShawn Merritt

L'athlète américain, champion olympique du 400 mètres lors des JO de Pékin en 2008, souffrirait d'un certain complexe de taille. En effet, ce dernier a été suspendu provisoirement le 22 avril 2010, pour avoir été contrôlé positif à la DHEA, un stéroïde anabolisant (à trois reprises quand même, entre octobre 2009 et janvier 2010). Pour sa défense, l'Américain explique, par l'intermédiaire de son avocat, qu'il a utilisé ce produit dans le but d'agrandir la taille de son pénis...

Une excuse qui aura eu le mérite d'en faire rire plus d'un!

 

 

                LaShawn Merritt, l'homme qui malgré une confiance en soi apparente, a un complexe de taille...

 

 

  1. Richard Gasquet

Cocorico! Il y a un Français dans le top 3! Il s'agit du tennisman Richard Gasquet, qui, en mars 2009, a été contrôlé positif à la cocaïne en marge des Masters de Miami, pour lequel il s'est déclaré forfait avant même le premier tour. Un sacré revers pour le Biterrois (habitant de Bézier, ndlr), âgé de 23 ans au moment des faits, qui expliquera pour sa défense qu'il a été certainement contaminé par le baiser d'une jeune femme venant de consommer de la cocaïne, lors d'une soirée en boîte de nuit la veille.

Le Tribunal Arbitral du Sport lui donnera raison et le blanchira en jugeant son argument « plus plausible qu'improbable » et que le jeune homme devait être « exonéré de toute faute ou négligence ».

 

  1. Raimondas Rumsas

Le Tour de France nous aura fourni son lot d'accusations de dopage. Parmi les excuses données par les cyclistes, celle du coureur lituanien Raimundas Rumsas restera la plus cocasse.

Le cycliste, alors âgé de 30 ans, venait de terminer 3ème du Tour de France 2002 quand sa femme Edita a été interpellé par des douaniers à la frontière italienne. Ceux-ci trouveront dans le coffre de la voiture une grande quantité de produits dopants (EPO, hormones de croissance, testostérone, anabolisants, corticoïdes). Rumsas justifiera cette prise en chargeant belle-maman: « Je n'ai jamais rien pris, mon Tour est propre. Ces médicaments étaient pour ma belle-mère » confia-t-il au quotidien sportif italien La Gazzetta dello Sport.

 

 

A défaut d'avoir remporté le maillot jaune sur le Tour de France,

Rumsas (à droite) est le maillot jaune de l'excuse la plus farfelue



09/09/2012
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